Rosalind Franklin
et l’ADN
L’effet Matilda désigne un phénomène bien réel : les découvertes faites par des femmes sont souvent attribuées à leurs collègues masculins. Le terme vient de Matilda Joslyn Gage, une féministe américaine du XIXe siècle, qui dénonçait déjà cette invisibilisation.
De Rosalind Franklin, éclipsée dans la découverte de l’ADN, à Jocelyn Bell Burnell, privée du Nobel pour la découverte des pulsars, de nombreuses scientifiques ont vu leur travail minimisé ou effacé.
Cet effet n’est pas seulement historique — il persiste encore aujourd’hui, dans les laboratoires, les médias et les manuels scolaires. Le nom de l’homme est cité, celui de la femme est oublié. Reconnaître l’effet Matilda, c’est rétablir la vérité et rendre justice aux femmes qui ont façonné la science, souvent dans l’ombre.
Rôle : Militante féministe et écrivaine américaine.
Fait marquant : Elle est à l'origine du concept ; à la fin du XIXᵉ siècle, elle dénonce l'effacement des femmes dans l'histoire, notamment en science.
Rôle : Physicienne autrichienne pionnière de la physique nucléaire.
Fait marquant : A co-découvert la fission nucléaire avec Otto Hahn, mais n'a jamais reçu le Nobel pour cette découverte.
Rôle : Physicienne sino-américaine.
Fait marquant : A prouvé expérimentalement la non-conservation de la parité dans la physique nucléaire — une découverte révolutionnaire.
Rôle : Mathématicienne à la NASA.
Fait marquant : A calculé les trajectoires des premières missions spatiales américaines (Mercury et Apollo II).
Rôle : Biophysicienne britannique.
Fait marquant : Ses travaux sur la diffraction des rayons X ont permis de révéler la structure en double hélice de l'ADN.
Rôle : Astrophysicienne nord-irlandaise.
Fait marquant : Découvre les pulsars en 1967 lorsqu'elle était doctorante, mais le prix Nobel est attribué à son directeur de thèse.